Après avoir survécu aux bateaux péruviens et aux formalités sur les îles du bout du monde, me voilà enfin au Brésil, à Tabatinga. C’est ici que commence la partie la plus folle, la plus roots et la plus humaine de mon voyage : 3 nuits suspendue dans un hamac sur un énorme navire pour descendre le fleuve Amazone jusqu’à Manaus.
Si vous aimez le confort, fuyez. Si vous aimez l’aventure pure, suivez le guide !
Durée conseillée
3 jours
Montant à prévoir
60 euros
Le Must à Tester
Hamac
La NONO note
5/5
Infos Pratiques :
Si vous aimez le confort, fuyez. Si vous aimez l’aventure pure, suivez le guide !
Jour 1 : Le choc de l’arrivée et le « fail » du bateau
Dès que tu descends du taxi-bateau à Tabatinga, c’est direct le grand bain. La ville est chaude, poussiéreuse, pas franchement folle, mais elle a ce charme brut des villes-frontières.
La mission « Survie administrative »
Il faut tout faire en même temps : changer tes sous pour avoir des Reais et courir à la Police Fédérale pour faire ton tampon d’entrée au Brésil sur ton passeport.
Le conseil de Nono : Trouve un moto-taxi à la sortie du débarcadère. Le combo « gros sac à dos de backpacker + moto-taxi », ce n’est pas toujours très pratique (mdrrr), mais c’est le meilleur moyen de bouger. Arme-toi de patience et essaie de lui faire comprendre en « portugnol » que tu dois aller faire le change ET voir les fédérales !
Le gros fail (et comment rebondir)
Malheureusement pour moi, il n’y a qu’un seul grand bateau par jour pour Manaus… et je l’ai raté ! Résultat : obligation de passer une nuit sur place. Sachez qu’il n’y a pas beaucoup d’auberges pas chères dans le coin. J’ai fini par dégoter un genre de motel pas dingue, mais ça fait l’affaire.
Le point positif : La ville cache des petits restos locaux vraiment très cools pour tester ta première vraie cuisine brésilienne !

La Check-list vitale avant de monter à bord
Puisque tu as une après-midi de libre à Tabatinga, utilise-la pour préparer minutieusement ta traversée. Tu as trois missions :
Retirer du liquide : Ne pars pas les poches vides, il y a bien la cantine du bateau mais ce sont des horaires précises, alors au cas où tu veux t’acheter à grignoter.
Faire le plein de grignotage : Il y a une cantine à bord, mais au cas où (et pour les petits creux), achète des gâteaux et de l’eau. Info alcool : Vous ne trouverez pas d’alcool à acheter à bord, en revanche, vous avez le droit de monter avec vos propres boissons si vous voulez vous faire un petit plaisir !
Trouver LE Hamac de ta vie : Tu vas passer 3 nuits dedans, alors choisis-le bien ! Le mien ? Je l’ai pris rouge, jaune, vert style Rasta (haha). Et surtout, n’oublie pas d’acheter les cordes avec pour réussir à l’accrocher !

Jour 2 : L’embarquement ou le grand chaos organisé
Le lendemain, rendez-vous à 9h à l’embarcadère pour un départ prévu à 12h. Autant vous dire que c’est un joyeux bordel. On ne comprend rien, rien n’est très clair, les gens parlent portugais et tu fais juste ce qu’on te dit en mode pilote automatique !
Le parcours du combattant : Tu fais une première queue interminable pour récupérer ton bracelet. Puis une deuxième queue pour repasser devant les fédérales.
Le tips de sauvetage de Nono : La barrière de la langue est immense à ce moment-là. Mon meilleur conseil : repère et trouve très rapidement quelqu’un dans la file qui parle une langue que tu comprends (anglais, espagnol ou français). Vous pourrez vous serrer les coudes !
La vie à bord : 200 hamacs, des potes et du lâcher-prise
Une fois sur le bateau, c’est l’effet « Wahou ». Le navire est immense et c’est l’usine : il y a au moins 200 hamacs par étage, serrés les uns contre les autres, sur deux énormes étages. Et des dizaines de gens continuent de monter aux arrêts d’après !
Comment choisir son spot ?
Il faut trouver le bon équilibre. J’avais installé mon hamac presque au bord du bateau.
Le bon côté : Tu as un côté tranquille, tu as de l’air et tu vois le paysage défiler.
Le mauvais côté : Tu prends le risque de te faire un peu arroser s’il se met à pleuvoir des cordes !
La routine amazonienne : Le temps s’arrête
Très vite, une sorte de petite routine s’installe à bord et le mot d’ordre devient « NE RIEN FAIRE ». Les journées sont rythmées par les annonces de la cantine qui ouvre à des heures ultra-précises (ne ratez pas le coche !). Le reste du temps ? Tu prends le soleil sur le pont, tu bouquines, tu fais la sieste, et on passe des heures à jouer aux dominos avec les locaux. Depuis ton hamac, tu peux même apercevoir des perroquets voler au-dessus de la cime des arbres.
Mon spot préféré ? Se mettre tout à l’arrière du bateau pour regarder le paysage défiler, l’immensité de ce grand fleuve et la forêt à perte de vue… La vue est tout simplement magnifique !!
Attention, il n’y a pas des chargeurs partout ! Prévoyez une bonne batterie externe si vous ne voulez pas vous battre pour brancher votre téléphone.
Parfois le soir, les jeunes filles locales s’apprêtent, se maquillent et s’habillent hyper bien, sans vraie raison apparente. Autant vous dire qu’à côté, moi, je suis restée en short de foot non-stop pendant 4 jours (haha), le confort avant tout !
Les fouilles des fédérales en plein fleuve
C’est la petite touche d’adrénaline du voyage. Parfois, les flics fédéraux montent à bord pour des contrôles surprises. Là, changement d’ambiance : tu dois obligatoirement attacher et enrouler ton hamac, et tout le monde doit se mettre en rang. Heureusement, avec un passeport européen, ils voient vite que tu es juste une backpackeuse et ils te laissent très tranquille.







