Passer la frontière des États-Unis vers le Mexique à pied, c’est le moment où l’aventure commence vraiment. On m’avait décrit Tijuana comme une ville ultra dangereuse… la réalité ? C’est surtout une ville d’ambiance et de contrastes.
Durée conseillée
Montant à prévoir
Le Must à tester
La NONO note
3 jours
200 euros
Couchers de soleil
3/5
Infos Pratiques :
La traversée : Depuis San Diego, c’est super facile. Tu peux prendre le tram jusqu’à la frontière et traverser à pied. Ça ne coûte quasiment rien.
Le Visa : Attention, il faut payer ton premier visa directement à la frontière. Il coûte 600 Pesos.
Quand j’ai vu le chiffre, j’ai cru que c’était énorme ! En fait, ça ne fait même pas 30 euros. Les militaires ont bien rigolé en voyant ma tête décomposée devant le prix.
Se déplacer : Une fois la frontière passée, tu es déjà dans la ville. Tu peux rejoindre ton auberge à pied ou prendre un Uber. Les Uber au Mexique ne sont vraiment pas chers et ultra pratiques.
Tijuana n’est pas une ville « carte postale » avec des églises coloniales à chaque coin de rue. C’est une ville brute, un peu chaotique, où le béton côtoie la poussière du désert. Mais c’est justement ce qui fait son charme : elle est vraie.
L’architecture est un mélange improbable de vieux bâtiments des années 50, de structures modernes et de quartiers plus populaires qui grimpent sur les collines. Ce n’est pas « magnifique » au sens classique du terme, mais c’est vibrant. Les murs sont couverts de street-art, les enseignes lumineuses clignotent partout, et il y a cette énergie particulière propre aux villes frontalières : un sentiment d’urgence et de fête permanente. On sent que c’est une ville de passage, de mélange, c’est vraiment intéressant.
Mon coup de cœur ? Les salles de billard. Tu peux jouer tranquille pendant une heure pour trois fois rien. Les bières sont données et on peut fumer à l’intérieur… c’est une autre atmosphère, très « old school » et relax.


Les Incontournables de Nono
Playa de Tijuana & le Mur de Trump : C’est l’endroit le plus marquant. Tu vois ce mur immense qui sépare les deux pays et qui finit dans l’océan. C’est fort en émotion.
Couchers de soleil et Dauphins : La plage est magnifique. Les couchers de soleil y sont incroyables et, si tu as de la chance comme moi, tu pourras même voir des dauphins passer au large.
Bars de plage : Pose-toi dans un petit bar proche du sable. Il y a souvent des militaires qui patrouillent, mais pas de stress : ils ne sont pas dangereux, ils font juste partie du décor local.
Paris Hostel, très confortable, petite terrasse sur le toit..
Anecdotes
Traverser une frontière comme celle de Tijuana, c’est se prendre la réalité du monde en pleine face. Lors de mon passage là-bas, j’ai été marquée par une situation incroyable : j’ai rencontré des tas de réfugiés russes installés en ville. Ces familles et ces jeunes avaient fui leur pays en masse pour échapper à la guerre en Ukraine et à la mobilisation.
Bloqués à Tijuana, ils attendaient une opportunité ou le traitement de leur dossier pour tenter de demander l’asile et passer du côté américain. Discuter avec eux au milieu de ce décor mexicain survolté était un moment totalement surréaliste et intense. Le voyage roots, c’est aussi ça : sortir de sa bulle, ouvrir les yeux sur des trajectoires de vie brisées par la géopolitique et comprendre que les frontières ne sont pas juste des lignes sur une carte, mais des carrefours de destins humains. Une claque mémorable.







